Contexte et enjeux pour Pilatus face aux droits de douane

Le marché américain demeure un pilier pour le constructeur aéronautique suisse Pilatus, avec près de 40 % de ses avions civils destinés aux États‑Unis et une part équivalente du chiffre d’affaires total. Le PC-12, il y a un peu plus d’un an, figurait parmi les avions d’affaires les plus utilisés sur le territoire américain.

Un accord douanier revisité pour les avions civils

Selon des informations relayées par Blick, la Confédération aurait conclu la semaine dernière un accord avec les États‑Unis et la Corée du Sud visant à réactiver le cadre de 1979, qui engageait plus de trente pays à supprimer les droits de douane sur la fabrication d’avions civils.

La NBAA, association représentant l’aviation d’affaires aux États‑Unis, indique dans un communiqué que Washington viserait à rétablir des droits de douane nuls sur les avions et leurs composants, ce qui, selon l’organisation, pourrait renforcer le leadership américain en matière de sécurité mondiale et d’innovation dans le secteur aérospatial.

Réaction et situation opérationnelle de Pilatus

Pour l’instant, Pilatus n’a pas communiqué publiquement sur ce sujet et a refusé de commenter spécifiquement l’abandon des taxes. D’autres exportateurs suisses estiment toutefois que les droits actuels de 15 % demeurent difficiles à supporter.

Le constructeur de Stans a toutefois annoncé la reprise de ses ventes vers les États‑Unis. Début août, peu après l’augmentation des droits de douane à 39 % décrétée par Donald Trump, Pilatus avait temporairement suspendu ses livraisons vers les États‑Unis.

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